
Grand froid en hiver, surchauffe en été : un toit mal isolé vous causera de nombreuses déconvenues. Soumis aux températures les plus capricieuses, les combles doivent bénéficier d'une isolation performante, afin d'éviter que les déperditions de chaleur ne s’accentuent. La solution préconisée : l’isolation par l’intérieur. Inutile de toucher à la toiture (vérifiez au préalable qu’elle est en parfait état), l’isolant est directement posé sous les rampants. Conditionné en rouleau ou en panneau semi-rigide, il peut être appliqué selon deux méthodes : par monocouche ou par bicouche.
L’option monocouche est la technique la plus simple et la plus rapide. L’isolant est posé sur les chevrons dans le sens de la hauteur. Il est fixé par embrochage à l’aide de suspentes métalliques vissées sur les chevrons. Un parement (une plaque de plâtre par exemple) recouvre l’isolant, il faut donc veiller à l’épaisseur de l’ensemble pour ne pas se retrouver avec une surface habitable soudain réduite. Le système bicouche, plus efficace et moins épais, superpose deux couches d’isolants (un panneau à dérouler semi-rigide et un autre revêtu d’un pare-vapeur) fixées aux chevrons.
Aujourd’hui encore très prisées, les poutres apparentes, fragilisées par le temps, peuvent souffrir de multiples maux : l’humidité et les moisissures, les insectes et les bactéries, la fumée ou la graisse échappées d’une cuisine. Elles ont souvent connu plusieurs revêtements de peintures ou de vernis. Il faut donc procéder à leur nettoyage, supprimer les parties vermoulues, retirer les vis et les clous abîmés, décaper la peinture à l’aide d’une lampe à souder ou d’un décapant chimique. Attention toutefois à la manipulation, munissez-vous toujours de protections (lunettes, gants…), protégez vos meubles et le sol avec des bâches. Pour la finition, vous trouverez aisément des teintures pour bois tendres et durs, à l'eau ou à l'alcool.