

Elle concentre tous les regards. Elle réchauffe le cœur d’une maison. Rustique ou design, la cheminée ne se contente pas d’un rôle de figurante. Objet de nombreuses interprétations, synonyme de douceur et de convivialité, cette traditionnelle héroïne de l’habitat nécessite quelques choix bien réfléchis.
Commencez par déterminer le style et les proportions de la cheminée, en fonction du volume de la pièce et des performances que vous souhaitez en tirer. Ne négligez pas la taille du conduit, chargé d’évacuer les gaz nocifs de combustion. Une cheminée rustique se fond aux matériaux d’origine de la maison. Une cheminée classique s’orne de blasons et de moulures. Pour une cheminée contemporaine, l’heure est au minimalisme. Réalisées sur mesure, ces cheminées dernier cri peuvent s’adapter aux fixations existantes.
Les foyers ouverts, sans vitre, équipent les cheminées anciennes, et répondent à un désir d’authenticité (le feu qui crépite, l’odeur et la chaleur diffuses). Mais ceux-ci présentent de nombreux inconvénients : une consommation de bois plus importante, un rendement de chaleur moindre (environ 25% – qu’on peut néanmoins améliorer en posant une plaque en fonte au fond de l’âtre), sans compter les problèmes de courants d’air et de sécurité. Les foyers fermés sont munis d’une porte ou d’une vitre (à entretenir régulièrement). Plus sûrs, ils offrent un meilleur rendement de chaleur (75%), et réduisent sensiblement la facture de chauffage. Pour fermer un foyer ouvert, on peut recourir à des inserts en fonte ou en acier qui s’encastrent dans la cheminée.
Pour le traditionnel chauffage au bois, faites attention aux essences utilisées (feuillus durs, feuillus tendres ou résineux). Leur pouvoir calorifique varie en fonction de leur densité. Le bois doit être sec au moment de la combustion, le bois humide libérant plus de substances polluantes et produisant deux fois moins d’énergie. Les cheminées à gaz continuent quant à elles de se démocratiser. Pratiques, elles sont dotées d’une télécommande, de thermostats réglables et ne nécessitent aucun entretien. A l’inverse, une cheminée au bois doit être ramonée deux fois par an pour éviter les intoxications et les déperditions de chaleur.